Park Güell

Un projet utopique d’une cité-jardin se transforme en un parc public plein d’imagination et de symbolisme.

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En 1898, le britannique Ebenezer Howard publie l’œuvre les Cités-jardin du futur dans laquelle il prône la création de petites agglomérations controlées qui conjuguent le meilleur de la vie rurale et urbaine, en accord avec les idées anti-industrielles de William Morris, le fondateur du mouvement Arts and Crafts, précurseur du modernisme.

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A cette même époque, en Catalogne, l’industriel et le politicien Eusebi Güell, qui avait étudié les sciences sociales à Nîmes et qui voyageait souvent en Angleterre, observe que le processus rapide de l’industrialisation éloigne la société des valeurs du christianisme et des traditions catalane, devise du régionalisme conservateur.

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Dans ce contexte, Güell propose à Gaudi d’adapter le modèle de la cité-jardin de Howard à son ambition de réinstaurer les valeurs traditionnelles dans la société industrielle. Pour se faire, il met à la disposition de l’architecte un immense terrain sur la Montana Pelada, à l’époque excentrée du centre de Barcelone.

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En 1900, Gaudi, partageant les mêmes opinions politiques que Güell, conçoit un quartier résidentiel complexe rempli de symboles de la Catalogne et du christianisme et parsème le terrain d’innombrables exemples architecturaux représentant des formes organiques inspirées de la nature. Cependant, le manque d’intérêt de la bourgeoisie pour le projet de Güell et Gaudi fit interrompre les travaux en 1914, alors que seules les zones communautaires avaient été édifiées et deux des 60 maisons prévues.

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En 1922, la mairie devient propriétaire du Park Güell et en fait un parc public. En 1984, L’UNESCO reconnaît son immense valeur artistique et le déclare patrimoine de l’humanité.

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Les photos ne sont pas libres de droits !

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À la découverte d’Antoni Gaudi… et de son Barcelone

Les vacances sont finies… Mais j’ai envie de les prolonger en vous emmenant avec moi, à Barcelone !

Je me souviendrai toujours de la façon dont est née, chez moi, l’envie d’aller à Barcelone. Je découvrais L’Auberge Espagnole de Cédric Klapisch. Romain Duris embrasse Judith Godrèche au parc Guëll. Le lieu était si beau que j’ai eu l’envie de découvrir ce parc, et cette ville qui me semblait… MAGIQUE !

Lorsque Jules et moi avons envisagé de passer une semaine à Barcelone, j’ai filé à la librairie de toutes mes envies nous offrir le Lonely Planet. En le parcourant, j’ai découvert qu’un célèbre architecte se cachait derrière le chef d’oeuvre qui a servi de décor à l’une des scènes cultes de l’un de mes films préférés. Son nom : Antoni Gaudi !

Après quelques recherches, j’ai appris qu’il était, entre autre, l’architecte qui était derrière la Basilique de la Sagrada Familia et la Casa Mila… Dès lors, je n’avais plus qu’une obsession (enfin deux ^^) : en savoir plus sur cet homme et découvrir son Barcelone. Je vous propose d’en faire de même avec moi en commençant par l’enfance et l’histoire de ce génie à travers une mini biographie…

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Né en 1852 à Reus près de Tarragone, Antoni Gaudi i Cornet est l’un des meilleurs ambassadeurs du modernisme catalan et l’un des porte-paroles de l’Art nouveau en Europe. Cependant, son architecture très personnelle paraît difficilement pouvoir être classée.

Etudiant, il se montrait déjà très créatif et hétérodoxe et déconcertait souvent ses professeurs. Ses premiers travaux étaient d’une grande originalité et d’une audace extraordinaire pour son peu d’expérience. Lors de son premier projet important, la Casa Vincens, qu’il signe seulement à 26 ans, le génial architecte nous montre un avant-goût du Modernisme en intégrant dans son travail les arts traditionnels décoratifs (la céramique, la verrerie, le ferronnerie, la charpente.) Ses travaux de jeunesse sont marqués par l’historicité se traduisant par une actualisation des structures gothiques et un amalgame d’éléments inspirés de l’art arabe, mudéjar et oriental.

L’évolution de son style déborde d’originalité et se base sur l’observation de la nature, de laquelle il extirpe des structures novatrices : les arcs paraboliques. De cette évolution, il résulte une architecture organique, profondément avant-gardiste et à la fois basée sur la tradition, chargée d’apports symboliques de deux de ses grands fondements culturels : l’amour pour son pays, la Catalogne, et une profonde religiosité.

Dénigré après sa mort par les nouveaux mouvements artistiques et réhabilité à partir de 1950, de nos jours, Antoni Gaudi est l’un des plus grands architectes de l’histoire et ses oeuvres – sept d’entre elles sont inscrites au patrimoine de l’humanité – sont admirées aussi bien par les experts que par les profanes.

Après cette petite présentation de l’architecte, je vous propose de revenir demain, pour une petite visite de la Sagrada Familia !

Crédit Photos : Google